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 Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer

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Mireille
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MessageSujet: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 10:39:14

Autrefois réservée aux familles nobles et pratiquée par une élite, la généalogie s’est particulièrement démocratisée depuis une trentaine d’années. Besoin de retour aux sources, perte d’identité, éclatement de la famille, dispersement géographique et absence de racines fortes, plaisir de mener une véritable enquête policière... les raisons sont multiples, mais on ne peut nier que la recherche généalogique est l’un des faits de société marquant de ces dernières années. La généalogie est serait le troisième loisir en France.


Nos leçons de généalogie

Geneanet a pensé à vous en vous proposant 11 leçons de généalogie, très courtes, à lire avant d’entamer vos recherches, afin de bien savoir ce qui vous attend, et comment vous y prendre.
Qu’est-ce qu’une recherche généalogique, comment préparer ses recherches, par où commencer, éviter les erreurs du débutant… à raison de 10 minutes de lecture, grand maximum, pour chaque leçon, voilà un passage incontournable si vous venez de vous lancer ! Force est de constater qu’ils sont nombreux, ceux qui malgré plusieurs années de recherches généalogiques, répètent des erreurs qui leur font perdre un temps fou, où persistent dans des directions qui risquent de les mener à un échec inévitable.

Il ne faut pas oublier que malgré le développement impressionnant des ressources archivistiques et généalogiques sur Internet depuis quelques années, la généalogie ‘est une recherche au sein de documents anciens qui n’ont jamais été pensés ou réfléchis pour être consultés deux ou trois siècles plus tard, qui n’ont pas été classifiés avec la logique que l’on peut avoir aujourd’hui, bref qu’il faut connaître avant de les rechercher… tout en sachant que l’Internet ne vous proposera malgré tout que la partie émergée de l’iceberg. Envisager une recherche généalogique sans jamais se rendre dans un dépôt d’archives reste possible, mais c’est se priver de merveilleuses surprises, sans oublier bien entendu le plaisir du “vieux papier” maladroitement annoté par la main de son ancêtre que l’on tient soit-même entre ses mains, que les puristes ne manquent d’ailleurs pas de dénoncer.
Lisez ces leçons, elles vous permettront, nous l’espérons, de défricher un peu le terrain et d’optimiser ainsi votre façon de chercher. Et si vous pensez déjà savoir tout ce qu’il faut savoir, lisez-les quand même, on ne sait jamais, une petite piqûre de rappel peut parfois s’avérer nécessaire !
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Mireille
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MessageSujet: Re: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 10:40:50

Leçon n°1. Qu’est-ce qu’une recherche généalogique ?

Autrefois réservée aux familles nobles et pratiquée par une élite, la généalogie s’est particulièrement démocratisée depuis une trentaine d’années. Besoin de retour aux sources, perte d’identité, éclatement de la famille, dispersement géographique et absence de racines fortes, plaisir de mener une véritable enquête policière... les raisons sont multiples, mais on ne peut nier que la recherche généalogique est l’un des faits de société marquant de ces dernières années.

1 – Que rechercher ?
« Faire sa généalogie » ou « faire son arbre » sont des expressions souvent employées. Mais elles englobent de multiples possibilités. Construire une généalogie n’est pas synonyme d’obligation quelconque, chacun fera ce que bon lui semble. Ainsi, plusieurs choix s’offrent à vous :
La généalogie ascendante, qui consiste en partant de soi-même, à rechercher le plus grand nombre de ses ancêtres… et ils vont rapidement devenir très nombreux, car leur nombre double à chaque génération (2 parents, 4 grands-parents, 8 arrière-grands-parents, etc.) ce qui fait plus de 500 personnes à identifier pour atteindre le début du XVIIIe siècle, relativement faisable, et 130 000 en l’an 1500… une tâche quasi-impossible.
Vous pouvez aussi choisir de faire la généalogie ascendante limitée aux porteurs de votre nom (on parle alors de généalogie agnatique) : il s’agit simplement de remonter de père en père, le plus loin possible dans le temps (NB : on parle de généalogie cognatique lorsqu’il s’agit de remonter de mère en mère).
La généalogie descendante qui consiste, à partir d’un couple d’ancêtres que vous choisissez, de rechercher tous leurs descendants… qui sont aussi vos cousins.
Elle se révèle plus difficile à établir en raison de la dispersion géographique des familles depuis un siècle.

2 – Jusqu’où peut-on espérer remonter ?
C’est très variable ! Tout dépend des archives : leur ancienneté varie d’une région à l’autre, d’une commune à l’autre. Rongeurs ou vers, dégâts des eaux, effondrements, incendies, guerres sont autant de risques de destruction pour les documents qui contiennent les dernières traces de vos ancêtres.
Généralement, en se limitant aux seuls registres paroissiaux, on ne peut guère remonter au-delà du XVIIe siècle ; toutefois, en travaillant sur d’autres catégories d’archives (notariales, fiscales et judiciaires notamment), on peut quelquefois atteindre le XIVe siècle, voir encore plus loin si vos ancêtres font partie de la haute noblesse et que des historiens se sont déjà attachés à retracer leur généalogie.

Cela dépend aussi du milieu social et culturel de vos ancêtres : alors qu’il est quasiment impossible d’établir la généalogie d’un enfant abandonné, vous pouvez espérer remonter jusqu’au Moyen Âge si vous avez des ancêtres nobles.
Et comme dans toute enquête, la chance entre en jeu. Certaines communes possèderont des registres très anciens et en bon état, d’autres auront de nombreuses lacunes, quand il ne s’agit pas de destruction totale (exemple tristement célèbre de la ville de Paris, dont la plupart des archives ont été détruites pendant la Commune, en 1871).
3 – Combien de temps faut-il ?
Pour faire sa généalogie, il est essentiel de ne pas être pressé ! Et il vaut souvent mieux s’attacher à reconstituer en détail la vie de quelques ancêtres marquants qu’essayer à tout prix de remonter jusqu’à Charlemagne :l’alignement de dates et de lieux ne revêt pas une signification profonde si l’on ne s’est pas donné la peine de reconstituer le milieu familial, social, culturel des personnes retrouvées. Le sel d’une recherche réussie, c’est bien évidemment la persévérance, l’attachement à retrouver un ancêtre introuvable. Si vos ancêtres sont tous issus de la même zone géographique, vous avancerez plus vite que si vous devez effectuer des recherches dans 18 départements ou dans plusieurs pays. Habiter à proximité du lieu de vie de ses ancêtres est évidemment un atout non négligeable. Mais évidemment, tout cela ne se choisit pas. Les générations les plus proches de nous sont le plus souvent les plus faciles (et rapides) à retrouver, mais plus l’on remonte dans le temps moins les registres sont précis et plus un travail de détective, voire d’historien, avec une parfaite connaissance des types d’archives utilisables, une bonne notion des mentalités de l’époque et des conditions de vie est nécessaire. En règle générale, vous remonterez très vite et relativement facilement jusqu’à la Révolution Française.
En réalité, construire sa généalogie peut durer une vie entière : le sujet est vaste et la quête sans fin, et tout généalogiste doit accepter le sentiment d’inachèvement auquel il sera forcément confronté, car les archives à découvrir sont innombrables, et le temps imparti réduit. C’est cela qui est passionnant !
4 – Combien ça coûte ?
Les dépenses que vous occasionnera votre généalogie ne dépendront que de vous, de votre temps et de votre accès à l’information. Votre budget annuel pourra varier de quelques euros à plusieurs centaines d’euros.
Pour vous rendre aux Archives départementales, il ne vous faudra que du papier, un crayon et une carte d’accès aux Archives : Ce sera d’un moindre coût, car cette carte d’accès est gratuite. Avec la publication des registre paroissiaux sur Internet, accrue depuis quelques années (plus de 60 départements l’ont fait au début 2010), on peut désormais aller beaucoup plus vite en faisant ses recherches dans son fauteuil.
S’il vous faut voyager, ce sera plus onéreux. Cependant, il existe de multiples moyens pour effectuer des recherches à distance, et dans ce cas, les frais seront alors très variables : De simples timbres-poste pour des échanges entre chercheurs bénévoles, aux droits d’accès à des banques de données spécialisées sur Internet. Une bonne préparation de vos recherches permettra de toute façon de gagner du temps une fois sur place.
Si vous achetez un logiciel, des livres, ou des CD-ROM, le coût de vos recherches s’en trouvera grevé. Mais, au fait, n’est-ce pas une idée de cadeau à se faire offrir ?
Le plus souvent, les recherches nécessaires pour établir une généalogie un tant soit peu approfondie demandent bien plus de patience que de moyens financiers !

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MessageSujet: Re: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 10:42:24

Leçon n°2. Préparer ses recherches généalogiques

Vous êtes décidé, l’aventure vous tente ? Alors préparez d’abord le terrain. Avant toute démarche, il faut d’abord noter ce que vous savez déjà. Pour cela, commencez par quelques démarches évidentes : collectez tous les documents familiaux en votre possession : cartes d’identité, livrets de famille, actes d’état civil et papiers divers (correspondances, faire-part de naissance, mariage, décès, etc). Ils permettent de faire un premier point.

1 – Où trouver ces documents ?

a) Chez soi :

Greniers et caves évidemment seront les lieux où l’on se rendra d’abord, nous avons tous un vieux cartable, une vieille malle qui prend la poussière et que l’on n’a plus ouverte depuis des lustres. Parfois même il suffira de regarder dans le salon de ses parents, pour y trouver la succession notariée de la grand-mère décédée 10 ans plus tôt, dans laquelle on déniche des copies d’actes de naissance, mariage, décès dont on avait oublié l’existence !

b) Chez les cousins :

Dans les grandes familles, quelques questions aux proches révéleront l’existence d’un cousin issu de germain qui vit à l’autre bout de la France et que plus personne n’a vu depuis des décennies. Par ricochet, en s’adressant à ses oncles et tantes, cousins et cousines, on s’apercevra vite que certains membres de la famille continuent à entretenir des relations que l’on n’entretient pas soi-même.
C’est l’occasion de récolter toutes les adresses de ces personnes, et d’effectuer un mailing général. Certains auront peut-être dans leur grenier une généalogie déjà faite, une liasse de courriers tenue par les arrières-grands-parents communs, des souvenirs plus précis d’un membre de la famille que nous n’avions pas, bref des éléments à récolter, à glaner, qui pourront se révéler parfois très utiles. On aura même souvent la surprise de recevoir des copies de papiers que l’on croyait être le seul à posséder, preuve indéniable du lien familial maintenu à travers le temps.

2 – Préparez votre espace de travail

Organisez-vous dès le départ de façon efficace : vous amasserez rapidement de nombreux documents, il faudra les classer pour pouvoir les retrouver facilement. L’informatique offre aujourd’hui de grandes possibilités, mais ne peut remplacer la valeur d’un acte original : vous devrez d’un côté conserver les documents papier, de l’autre vous faire assister par votre ordinateur pour gérer vos recherches.
Autant commencer tout de suite : dès que vous récupérez un élément, notez sa source, classez-le avec l’individu ou la famille dont il dépend. Scannez-le. S’il s’agit d’un nouvel ancêtre, attribuez-lui un numéro SOSA (voir Numérotation de Sosa-Stradonitz), saisissez le tout sur votre logiciel de généalogie si vous en possédez un ; sinon, faites des copies papier.

Si vous utilisez un logiciel de généalogie, prenez la précaution d’effectuer systématiquement un export GEDCOM après chaque séance de travail ; au pire, cela ne prend que quelques minutes.
Sauvegardez régulièrement vos fichiers informatiques sur CD-ROM, DVD-ROM ou tout autre support indépendant de votre ordinateur et si possible dans un autre lieu (chez un parent, dans un coffre à la banque, par stockage numérique en ligne, etc.). Il est possible de perdre des années de recherches en quelques secondes : virus informatiques, catastrophes naturelles ou humaines (incendie, dégât des eaux) sont autant de dangers pour vos précieux documents.


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MessageSujet: Re: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 10:44:06

Leçon n°3. Bien commencer sa généalogie

La généalogie est une science exacte basée sur l’étude de documents incontestables. La seule exception à cette règle, c’est la tradition orale : celle-ci revêt un aspect fondamental, et avant de plonger dans les archives il vous faudra d’abord glaner un maximum d’informations auprès de votre famille.

1 – Interroger sa famille

a) Déroulement de l’entretien


Nos ancêtres connaissaient rarement leurs grands-parents. La moyenne de vie était plus faible qu’aujourd’hui, la mortalité plus élevée. Avant de commencer des recherches généalogiques, sachons profiter de la chance qui nous est donnée, de pouvoir converser avec des “anciens”.
Bien souvent, ceux-ci restent discrets sur leur jeunesse, sur leurs souvenirs, par pudeur, parce qu’ils pensent que cela n’intéresse pas les jeunes. Il est donc important de briser ces barrières invisibles qui n’ont souvent aucune raison d’être, et d’aller questionner franchement la vieille tante, la grand-mère âgée, le cousin qui envoie ses vœux une fois par an.
Si l’on peut se déplacer, on ira voir l’aïeul(e) en ayant eu bien soin de lui demander auparavant s’il/elle est d’accord pour un entretien, et surtout si cela ne le/la gêne pas qu’on l’enregistre (dictaphone, magnétophone, caméra) ou que l’on prenne des notes. Une réponse négative à l’enregistrement ne signifie pas forcément une réponse négative à l’entretien, à chacun d’être diplomate, honnête et amical, il s’agit là de retrouver des souvenirs dans une discussion à bâtons rompus, pas d’une interview agressive !
Une bonne excuse pour demander un entretien consiste à prétexter que son objet consistera à mettre des noms sur de vieilles photos.
En tout état de cause, il est indispensable d’avoir préparé cet entretien. Il faut, bien évidemment, rassembler tous les renseignements utiles sur l’aïeul(e) que vous allez rencontrer. Il est souhaitable de connaître son nom, son prénom, sa date de naissance, ses liens avec vos ancêtres, son passe-temps.
Il ne faut pas effrayer en déployant trop de matériel. Utilisez un crayon, quelques vieilles photos et un simple cahier d’écolier sur lequel vous aurez préparé quelques questions. Ayez un rudiment d’arbre d’ascendance. Mais vous pouvez avoir, à votre disposition dans votre sac à main ou dans le coffre de votre voiture, un appareil photo numérique pour photographier de vieilles photos, de vieux documents. Il sera toujours temps de le sortir si tout se passe bien.
Il préférable que l’interviewé soit seul. En effet, dans un vieux couple, l’un des deux prend souvent le dessus et empêche le second de s’exprimer. Le questionneur devra laisser parler, en l’orientant certes un peu de temps en temps, il devra respecter ses silences, ne surtout pas brusquer les choses. Attention ! vous devez disposer de tout le temps nécessaire. Parfois, il n’est plus possible d’arrêter un tel entretien !
Vos questions doivent être aussi brèves qu’anodines : C’était sa maison ? Pourquoi était-il invité (à ce mariage) ? Vous verrez, c’est mieux qu’à la télé.
Si la grand-mère n’aborde jamais un aïeul, pire, si son évocation est rejetée de suite pour un ailleurs volubile, vous êtes peut-être en face de la honte familiale. N’insistez pas. Mais la vieille tante prise à part, avec psychologie et quelques flatteries…
Faute de rencontre de visu, quelques échanges de courriers seront les bienvenus, et à défaut d’être plus “vivants”, ils auront le mérite d’être des témoignages écrits directs transmissibles pour les générations futures, et ils seront plus structurés.
N’oubliez pas, après l’entretien de laisser vos coordonnées au cas où un souvenir referait surface après votre départ. Et ayez la gentillesse d’envoyer le résultat de vos recherches ou au moins un petit mot de remerciement et des nouvelles de temps en temps. Cela fera toujours plaisir et vous aurez peut-être la surprise de recevoir de nouveaux renseignements par la suite.

b) Traiter les informations reçues


S’il est important de recueillir un maximum de souvenirs, d’anecdotes, il est aussi fondamental de ne prendre aucun de ces souvenirs au pied de la lettre. Ceux-ci doivent constituer un guide, une orientation dans les recherches.
Hormis l’anecdote croustillante (“mon grand-père a refusé d’acheter un terrain marécageux bradé, aujourd’hui c’est devenu le centre-ville”) qui agrémentera une monographie de belle façon, les renseignements sur des personnes sont à prendre avec des pincettes, l’aïeul pouvant mélanger noms et dates, ressortir de vieilles rancœurs ou dissimuler à nouveau des secrets de famille oubliés depuis sa jeunesse (“un ancêtre soldat serait venu d’Espagne faire un enfant à mon arrière-grand mère, après il est reparti dans son pays” – “mon arrière-grand mère avait eu un enfant avant mariage, longtemps caché et qu’elle faisait passer pour sa jeune sœur, alors qu’elle n’était autre que sa fille”).
Ce type d’information, certes importante, doit être vérifiée, et sa véracité prouvée. Elle pourra souvent, quand même, orienter avec bonheur dans une recherche bloquée.

2 – Interroger des anonymes
Cela peut paraître surprenant, et pourtant des individus qui ne sont pas de la famille peuvent apporter des témoignages intéressants. On les trouvera surtout dans les petits villages, où tout le monde se connaît.
Un tour près du cimetière, une visite au café du coin, quelques questions de ci-de là aux personnes les plus âgées, et avec un peu de chance on trouvera quelqu’un qui a “bien connu” le “père Untel”, qui est justement votre arrière-grand père, décédé quand vous n’aviez que trois ans. Les “bruits de village” sont nombreux, et si l’on récolte souvent des ragots qui plus est déformés par le temps, on pourra peut-être apprendre l’existence de personnes non soupçonnées, connaître le ou les métiers qu’exerçait l’aïeul, situer sa maison, etc.

3 – En conclusion
Interroger les vivants devrait être la première chose à faire pour tout généalogiste débutant, sa priorité absolue. Les documents de l’état civil, les registres paroissiaux ne s’envoleront pas demain. Par contre, un vieillard peut disparaître demain, et avec lui tous ses souvenirs.

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MessageSujet: Re: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 10:45:12

Leçon n°4. Généalogie : ce qu’il faut savoir

Les novices ont souvent des idées préconçues sur la quête généalogique, probablement répandues au fil du temps et ancrées dans la mémoire collective, mais qui sont souvent infondées ou tout du moins n’apportant aucune difficulté aux recherches. A l’inverse, il est quelques notions fondamentales qu’un débutant va devoir maîtriser très vite s’il ne veut pas devoir faire face à des erreurs ou des écueils qui lui sembleront insurmontables.

1 – Oubliez vos idées reçues
Les généalogistes un tant soit peu habitués sont très souvent confrontés aux mêmes observation de la part des novices… comme ils l’étaient eux-mêmes au début de leurs recherches.
Voici quelques exemples récurrents d’idées reçues :

« Tout a été détruit à la Révolution » : c’est parfaitement faux. Les archives françaises sont pour la plupart très bien conservées, avec quelques exceptions notables il est vrai, comme celles de la ville de Paris, dont les deux exemplaires ont brûlé en grande partie pendant la Commune de Paris, en 1871.
« Mon nom s’orthographie avec 1 “T” et 2 “L” donc si j’en trouve un avec 2 “T” et 1 “L” ce n’est pas la même famille » : faux également, l’orthographe des noms propres a de tout temps varié, certains se déformant plus que d’autres. Il n’existait pas de règle écrite, et les scribes écrivaient de façon phonétique. De plus, dans une France très largement rurale avec peu d’éducation, la plupart des individus concernés ne savaient que signer. La signature est le plus souvent très hésitante montrant le peu de pratique de nos ancêtres. Cela a duré jusqu’à la moitié du XIXe siècle avec le développement des écoles publiques.
Il arrive même qu’on trouve le même nom écrit deux fois avec deux orthographes différentes sur le même acte, par la même personne ! De même deux individus avec le même nom ne sont pas forcement de la même famille. Les noms évoluent, se transforment et peuvent se ressembler aujourd’hui et avoir été totalement différents il y a quelques siècles.
Ce n’est en réalité qu’avec la création du Livret de famille dans la période 1872-1884 que l’orthographe des patronymes se stabilisa réellement.

“Ma famille a toujours vécu dans le même département ou la même région” . En faisant votre généalogie, vous trouverez peut être des familles qui vivent dans le(la) même village (ville), mais vous en trouverez d’autres venant de plus loin. Ne vous limitez pas à un seul département, si votre ancêtre vivait dans une ville ou village limitrophe d’un autre département, n’hésitez pas à faire des recherches dans celui-ci. Quelquefois on a des surprises sur l’origine de sa famille, les gens voyageaient plus qu’on le croyait, et en fonction des métiers ils pouvaient être amenés à s’expatrier.

2 – Notions importantes



  • Savoir renoncer… : parfois, on se retrouve bloqué. Il n’existe plus de registres paroissiaux, les archives notariales ont disparu, il n’y a rien dans les autres types d’archives. La situation est frustrante, mais chaque généalogiste y est confronté, un jour ou l’autre à une date plus ou moins éloignée dans ses recherches. Toutefois, n’hésitez pas à effectuer des recherches sur des collatéraux : parfois de bonnes surprises surviennent : l’information tant recherchée peut être présente dans un autre acte.




  • Intéressez-vous à tous les renseignements, même les plus anodins. Chaque élément figurant sur un document peut s’avérer très important a posteriori, même s’il vous semble sans intérêt de prime abord. Notez tout !




  • Apprenez à connaître les classements des sources d’archives pour ne rien laisser de côté. Ainsi en matière de registres paroissiaux, saviez-vous que si un registre manque dans la commune, son double, obligatoire à partir de 1737 a peut-être été préservé dans la collection du greffe ?




  • Bien souvent et contrairement à ce que l’on pense généralement, la difficulté n’est pas tant de retrouver la pièce manquante du puzzle dans des archives, mais de n’oublier aucune piste parmi la multitude des sources existantes.



Soyez ouvert, attentif, curieux, méticuleux, soigneux et surtout patient… très très patient !
La généalogie ne se réduit pas, loin s’en faut, en une collection de « papillons morts » ; bien au contraire, elle est l’occasion de se pencher sur l’environnement social, culturel, économique de nos ancêtres.Au gré de vos recherches, vous soupçonnerez que certains d’entre eux ont eu une vie hors du commun, digne d’un roman de Victor Hugo et vous chercherez à en savoir davantage ; et vous vous engagerez dans une enquête quasi policière d’autant plus stimulante que les obstacles s’accumuleront devant vous.
La généalogie est un jeu de piste et c’est très précisément ce qui en fait tout le sel !

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MessageSujet: Re: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 10:46:26

Leçon n°5. Comment retrouver la naissance, le mariage et le décès de ses ancêtres ?

Vous avez fait le tour des documents en votre possession dans votre famille, interrogé tout le monde, il vous reste maintenant à vous rendre sur le terrain.
Le principe est simple : pour reconstituer une généalogie, on s’attachera en premier lieu à retrouver les 3 documents majeurs dans la vie d’un individu : son acte de naissance, son acte de mariage, son acte de décès.
Ces trois actes sont fondamentaux, chacun recoupant l’autre. Ils constituent l’état civil tel que nous le connaissons.

1 – Premières démarches
Commencez par vous-même ! Demandez à la mairie de votre lieu de naissance une copie intégrale de votre acte de naissance. Dans la mesure du possible, exigez une photocopie de l’acte original et non un simple extrait (joignez un timbre pour le coût de la copie et une lettre timbrée à vos nom et adresse pour le retour) : seul le document original est fiable, un employé de mairie, qui vaque à d’autres tâches au quotidien, peut très vite se tromper en recopiant l’acte !
Il faut également savoir que depuis plusieurs années, les mairies sont saturées de demandes de recherches généalogiques, et que si elles ne feront aucune difficulté pour un acte vous concernant, ou vos parents voire grands-parents, la plupart ne répondent même plus aux courriers dès que les demandes atteignent des périodes éloignées… et ce même si elles sont légalement obligées quand vous fournissez la date précise !
Vous y trouverez les coordonnées de naissance de vos parents : le lieu et la date. Si vous êtes marié, faites de même en demandant votre acte de mariage.

Procédez de même avec vos parents et grands-parents, demandez leurs actes de décès éventuels. Rapidement, vous serez confronté à une absence de date et lieu de naissance des parents, seul leur âge sera mentionné (ce n’est qu’à partir de 1922 que les dates de naissances précises ont été mentionnées sur les actes de baptêmes).


2 – Le XIXe siècle

Avant 1900, bien souvent, on entre dans l’inconnu : arrière ou arrière-grands parents dont les noms ne signifient rien, oubliés par la mémoire familiale. Les recherches commencent à se compliquer, car les mairies ne répondent plus aux demandes : il va vous falloir vous déplacer aux archives départementales, ou, si vous avez un peu de chance, aller les consulter en ligne si elles ont été publiées.

Grâce aux tables décennales, qui récapitulent tous les actes passés sur une période de dix ans (1893-1902, 1883-1892, 1873-1882, etc), vous allez pouvoir retrouver facilement les naissances, mariages et décès de vos ancêtres si vous n’en connaissez pas la date. Attention, commencez toujours par l’acte de mariage : c’est le seul qui soit fiable car il ne peut (a priori) pas y avoir deux couples mariés dans la même commune à la même époque portant chacun des noms et prénoms rigoureusement identiques. Par contre, il peut y avoir des homonymes parfaits dans les actes de naissance ou décès. Sur un acte de mariage au XIXe siècle, il y a toujours le nom des deux parents et souvent leur domicile et éventuellement la date de leur décès s’il a eu lieu. Vous trouverez également la date et le lieu de naissance des époux pour la seconde moitié du XIXe siècle, leur âge seul en remontant dans le temps.

Continuez par ricochet, évaluez les années de naissances approximatives, notez les frères et sœurs que vous trouvez dans les tables décennales, sachant que le mariage des parents a normalement eu lieu avant la naissance du premier enfant.

Une recherche exhaustive de tous les homonymes s’avère en général plus payante que de remonter directement par vos ancêtres directs : pour chaque enfant des témoins, une profession, toutes sortes d’éléments qui peuvent s’avérer précieux… et bien entendu un instantané de la famille à un moment donné. Retrouver les décès est également important pour voir qui vivait au foyer à un moment donné.


3 – L’Ancien Régime

Vous êtes normalement parvenu jusqu’à la Révolution Française sans trop de problèmes, même si vous ancêtres ont voyagé : en général vous aurez toujours trouvé la mention de leur lieu d’origine quelque part, ce qui vous a permis d’aller fouiller de commune en commune. Les choses se compliquent sous l’ancien régime, car les registres paroissiaux, s’ils étaient tenus en double exemplaire depuis 1737, évitant ainsi les risques de pertes, sont bien souvent imprécis : tout dépend du curé qui les tenait.

Ne comptez pas sur d’éventuelles tables récapitulatives, si certaines existent, le cas est rarissime, et il va falloir lire le registre de A à Z, puis de Z à A, avant de le refaire une seconde fois, voire une troisième.

Et puis, tous les cas peuvent se présenter, du document illisible avec des mariages sans mention de parents, jusqu’aux actes fourmillant de détails, surnom, profession, domicile, âges, bien écrit et bien classé. Pas de mystères, le détective qui sommeille en vous va devoir se réveiller, et l’on sera obligé bien souvent d’agir par déduction (du type “c’est le seul Jean Dupont susceptible d’avoir eu 24 ans en 1712 qui est né entre 1670 et 1700 dans la commune, c’est donc forcément celui que je recherche”).

Il va aussi falloir chercher à l’aveugle bien souvent, en recherchant dans les communes voisines quand on ne trouve rien dans la commune où l’on est. Et puis, c’est aussi le moment fatidique qui approche : les registres manquent, les homonymes sont trop nombreux, il faut s’arrêter là, et s’orienter vers d’autres types d’archives.

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MessageSujet: Re: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 10:47:11

Leçon n°6. Les archives à ne pas négliger quand on fait son arbre généalogique

Si l’état-civil et les registres paroissiaux sont bien évidemment les documents les plus utiles aux généalogistes, ils ne constituent bien souvent qu’un "squelette" qui permet de voir la composition d’une famille : des noms, des dates et des lieux, parfois des professions, mais pas de quoi appréhender le quotidien de nos ancêtres. 
Certains documents sont plus facilement consultables que d’autres, surtout depuis qu’on les trouve sur des sites d’archives sur Internet.

1 – Les recensements
Le recensement de population, tel qu’il est pratiqué en France, présente, outre son intérêt initial dans de domaine des statistiques, un intérêt non négligeable pour le généalogiste.

En effet, dans l’un et l’autre cas, la Liste nominative de la population, document de synthèse consultable par tous, que ce soit dans les archives communales ou les archives départementales (selon les aléas de conservation de ces listes dans les deux types d’archives), indique pour chaque individu recensé divers renseignements soit susceptibles d’apporter un éclairage particulier sur la vie du ménage étudié (par exemple présence d’enfants placés en nourrice, ou d’apprentis logés à demeure, sans parler des possibles relations de voisinage…). On y trouve l’adresse du foyer, souvent précise dans les grandes villes, les lieux de naissances, éléments fondamentaux si l’on n’a pu les trouver via les registres d’état-civil.

Comme tous documents d’archives, les recensements doivent être utilisés avec esprit critique. Des comparaisons méthodiques ont révélé une fréquence élevée de divergence entre ces informations et celles fournies par l’État civil, en particulier pour les prénoms des enfants. Si cela peut se comprendre puisque leur rédaction est bien ultérieure aux époques de naissance, il y a des erreurs manifestes telles que l’attribution du nom du mari à son épouse, en particulier quand elle devient veuve ou la confusion entre la nationalité et le pays de naissance. Les données recueillies doivent donc être confrontées entre elles et avec d’autres sources.

2 – Les registres matricules

Pour les périodes récentes (à partir de 1875), les registres matricules donnent le parcours complet d’un ancêtre sous les drapeaux, autrement dit la quasi-totalité des hommes. Y sont mentionnées les blessures, décorations, condamnations ou récompenses, et bien entendu toutes les affectations et batailles en période de guerre. Ils sont établis par cantons, selon domicile de l’appelé, à l’âge de 20 ans.
3 – Les tables de successions et absences
Souvent ignorées par les débutants, les tables de succession, établies depuis 1825, peuvent aider considérablement le généalogiste en cas de piste bloquée. Ces tables, conçues pour contrôler les successions laissées par les défunts, répertorient tous les décès, y compris ceux des enfants. On y trouve le nom, prénom, l’âge, la profession, le domicile et la date du décès, ainsi que la mention des héritiers (nom, prénom, profession, domicile), le détail des biens laissés avec leur valeur, enfin la date de déclaration et du paiement des droits, et des observations éventuelles.
Elles sont classées par bureaux d’enregistrement (regroupant plusieurs communes), puis par l’initiale du nom (de A à Z), et par date de l’enregistrement du décès (pouvant aller jusqu’à plusieurs mois après) à l’intérieur de chaque lettre. L’intérêt de cette recherche réside dans la certitude d’y trouver facilement un ancêtre dans une commune avoisinante : on a vite fait de consulter plusieurs bureaux et donc de couvrir des dizaines de communes. De plus, la mention des héritiers permet de faire des recherches en généalogie descendante, en sus de voir qui était vivant à quelle date. Et au final, on peut estimer le niveau social du défunt en fonction de ce qu’il laisse derrière lui.
4 – Les archives notariales
La liste des documents qui peut être utile à une généalogie serait sans fin, mais la série incontournable une fois qu’on a exploité les registres ou les documents mentionnés précédemment est sans conteste possible celle des archives notariales.
Les notaires intervenaient autrefois à tout moment dans la vie d’un individu. Contrats d’apprentissage ou de travail, contrats de mariage, contrats de location ou de vente, testaments, inventaires après décès, etc : au total près de cent cinquante types d’actes différents co-existent.

De fait, rien n’échappait au notaire qui était beaucoup plus présent dans la vie de nos ancêtres que dans la nôtre et vous trouverez pratiquement toujours, dans leurs archives, des documents concernant nos ancêtres.

Les archives les plus récentes sont conservées par les notaires eux-mêmes, mais seules les personnes concernées et leurs descendants peuvent y avoir accès si elles ont moins de cent ans (en réalité, le notaire a les pleins pouvoirs pour décider s’il peut vous permettre de consulter ses archives, même très anciennes). Les autres sont librement consultables aux archives départementales, à condition qu’elles y aient été versées, ce qui n’est pas toujours le cas…
5 – Les autres types d’archives

  • Les listes électorales : ne concerne que vos ancêtres les plus aisés (quand le suffrage universel n’existait pas !), et donne une bonne idée de leur niveau social,




  • Les archives militaires pourront vous apporter des éléments précieux sur la vie d’un ancêtre soldat, son parcours, les batailles auxquelles il a participé,




  • Les archives hospitalières qui concernent tant les malades que le personnel hospitalier vous replongeront dans les tourments d’une époque où une maladie aujourd’hui bénigne pouvait conduire à la mort,




  • Les archives judiciaires sont probablement les plus émouvantes, car elles replacent vos ancêtres dans leurs moments de vie les plus tumultueux : de la bagarre au cabaret jusqu’à l’assassinat en passant par les litiges sur les limites de propriété, les vols ou escroqueries, qu’ils soient victimes ou bourreaux vous trouverez souvent des témoignages écrits sous la dictée, seuls moyens véritables d’entendre “parler” vos ancêtres avec leurs propres mots,




  • les compte-rendus de délibérations du Conseil Municipal, depuis le XIXe siècle, vous permettront de connaître les préoccupations des habitants du village. Ce sont des éléments précieux, pour ne pas dire fondamentaux qui vous aideront à reconstituer l’environnement de vos ancêtres… sans compter qu’ils y seront peut-être cités, soit comme indigents, soit comme témoins dans diverses affaires, soit qu’ils aient même été membres du conseil municipal, les possibilités sont variées.


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MessageSujet: Re: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 10:47:58

Leçon n°7. Où chercher ses ancêtres, dans quels dépôts d’archives ?

Faire des recherches généalogiques au XXIe siècle est devenu bien plus simple qu’avant la naissance de l’Internet, car on trouve désormais sur le web des milliers de registres paroissiaux numérisés, le cadastre napoléonien, mais aussi des listes de recensement, des tables de successions, des registres matricules et même, de plus en plus, des registres notariés. Des centaines d’associations qui effectuent depuis parfois 20 ou 30 ans des relevés de ces actes, les mettent également à disposition du public sur Internet, en accès gratuit ou payant (mais un relevé ne vaudra jamais un document original, il faut toujours vérifier !). Bref, quelqu’un qui débute sa généalogie aujourd’hui aurait bien peu de chance de ne rien trouver sur Internet. Toutefois, il est un élément essentiel à ne pas oublier : rien ne vaut la recherche sur le terrain.

Rechercher sur place dans un dépôt d’archives est important, non pas pour le plaisir de manipuler un vieux document, même si l’on peut le comprendre, mais pour bien connaître et prendre conscience de la valeur de ce patrimoine inestimable, pour pouvoir appréhender toutes les sources disponibles (ne rêvons pas, tout ne sera pas numérisé) et se renseigner auprès des archivistes qui connaissent bien les documents qu’ils conservent. Il existe plusieurs types de dépôts d’archives, tous ne renferment pas les mêmes documents.

1 – Les archives municipales

On pourrait croire qu’ayant des ancêtres dans une commune, il suffit de se rendre dans ladite commune pour y reconstituer votre généalogie. Cela est malheureusement peine perdue dans la majorité des cas. En effet, une loi de 1970 rend obligatoire pour les communes de moins de 2000 habitants le dépôt de leurs archives aux Archives départementales, celles de plus de 2000 habitants restant libre de les déposer ou non. Parmi celles-ci, seules 400 possèdent leur propre service d’archives, et ce sont évidemment les plus importantes.
Aujourd’hui, plus de 70% des communes de moins de 2000 habitants ont déposé leurs registres aux Archives départementales, à commencer par les registres paroissiaux et d’état civil. Elles ne conservent sur place que les plus récentes, XXe siècle ou fin du XIXe siècle. Il en est de même pour le cadastre, les registres de matricules militaires, les recensements, etc. Se déplacer en mairie vous permettra de seulement commencer vos recherches avant de devoir vous rendre aux archives départementales.

2 – Les archives départementales

Vous êtes dans le Saint des Saints ! C’est là que vous aurez tous les documents possibles et imaginables sous la main, et que vous allez effectuer 90% de vos recherches. Il faut en général payer une cotisation symbolique de quelques euros pour l’année afin d’obtenir une carte de lecteur, comme dans une bibliothèque. Il y a des heures d’ouverture au public, qui se presse nombreux (quoiqu’un peu moins dans les départements publiant leurs registres sur Internet), des vestiaires, des tables numérotées et une place qui vous est attitrée. Après vous être installé, vous remplissez des fiches de demandes de documents (au préalable vous aurez trouvé les cotes de ces documents dans les répertoires laissés en libre accès dans la salle), que vous confiez aux archivistes. Au bout d’un certain temps (il y a des heures de “levées” effectuées par le personnel, en général toutes les demi-heures), vous êtes appelé pour venir chercher le document demandé, il ne vous reste plus qu’à le consulter… avec précaution, patience, et méthode.
De très nombreux centres d’archives vous proposeront de consulter des microfilms sur des lecteurs spéciaux : avec un peu d’habitude, vous arriverez à manipuler les bobines, et certains lecteurs permettent de surcroit d’imprimer les pages consultées (photocopies payantes à des coûts variables selon les départements). Ces lecteurs de microfilms tendent néanmoins à disparaitre au profit d’ordinateurs permettant de consulter les images numériques.
Sachez que de nombreux départements pratiquent l’échange de microfilms, c’est-à-dire qu’en vous rendant au centre d’archives de votre département de résidence, vous pourrez consulter des microfilms venant d’un département éloigné, même si là encore cette pratique tend à disparaître avec la multiplication des diffusions sur Internet.

Enfin, n’hésitez pas à demander si la photographie est autorisée, et si oui sous quelles conditions. Avec un appareil numérique, on a vite fait de photographier des dizaines de pages de vieux registre pour pouvoir prendre ensuite le temps de l’explorer en détail chez soit… et de le publier (avec autorisation préalable !) sur Internet, pour en faire profiter tout le monde.

La liste des archives départementales ayant publié des registres sur Internet est disponible à l’adresse suivante :
http://fr.geneawiki.com/index.php/Archives_en_ligne


3 – Les archives nationales

Bon nombre de débutants pensent à tort qu’il faut se rendre aux Archives Nationales, à Paris, pour faire des recherches généalogiques. C’est faux. Dans la plupart des cas, cela ne vous sera utile que pour des renseignements extrêmement précis, et rarement en début de recherche.

De fait, ce sont essentiellement les parisiens qui s’y rendront, pour pouvoir consulter les archives des multiples études notariales de la Capitale, qui pallient le défaut de registres d’état-civil anciens, originaux et double ayant été brûlés en 1871 lors de la Commune de Paris.

Le généalogiste parisien se tournera donc vers la salle de lecture des Archives nationales, plus généralement nommée CARAN (Centre d’accueil et de recherche des Archives nationales). Celui dont les ancêtres ont vécu dans les territoires anciennement sous souveraineté française (Algérie, Afrique occidentale française, etc.) sera accueilli à Aix-en-Provence aux Archives nationales d’outre-mer.

Certaines bases de données sont également disponibles sur Internet : légion d’honneur, dossiers de naturalisations, provisions d’office, etc. (http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/rech.htm)

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MessageSujet: Re: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 10:50:41

Leçon n°8. Généalogie et Internet 

Publier sa généalogie sur Internet pour la partager est devenu aujourd’hui incontournable. Les généalogistes en ont bien compris l’avantage : d’abord la possibilité de retrouver des cousins et donc de compléter ses propres recherches (en descendance comme en ascendance), ensuite le stockage en ligne vu au chapitre précédent, gage de pérennité de ses données (Geneanet vous permet de publier votre arbre généalogique mais aussi vos actes numérisés, vos photos de famille ou cartes postales anciennes. Tous les fichiers envoyés sur Geneanet sont évidemment votre propriété et ils restent récupérables à tout moment).

1 – Que trouve t-on sur Internet ?
Voici une réponse en forme de lapalissade : on trouve sur l’Internet la même chose en généalogie que dans les autres domaines c’est-à-dire ce que les gens y ont mis ! Et aujourd’hui, beaucoup de choses, bien qu’inégalement réparties.

Ce sont bien évidemment les sites d’envergure nationale comme Geneanet, mais aussi des milliers de sites personnels, de sites d’associations de généalogies, de banque de données gratuites, semi-gratuites ou payantes, de sociétés commerciales, etc. Avec un moteur de recherche comme Google, vous trouverez facilement, selon le lieu de vos recherches, les sites susceptibles de vous intéresser. Geneanet vous en propose via GeneaWiki, FranceGenWeb possède un annuaire conséquent, d’autres encore se font fort de vous proposer leurs liens favoris. Il suffit de chercher un peu.

La plupart du temps, ce seront des banques de données textuelles, des relevés, dépouillements, mais on trouve de plus en plus d’images numériques de documents ou de livres anciens, évidemment bien plus fiables. Les communes, souvent, possèdent leur propre site web, sur lequel elles évoquent leur histoire et leur patrimoine. Les éditeurs d’ouvrages locaux proposent des livres parfois très ciblés qui peuvent contenir de précieux éléments. Et évidemment des sites consacrés à l’histoire des régions, des métiers, des guerres, des objets anciens, etc.

Le web est mouvant, et sans cesse, jour après jour, des sites disparaissent ou d’autres apparaissent, il y aura toujours des informations à glaner.



2 – Les limites de l’Internet
L’Internet n’est pas non plus la panacée :

  • dans la mesure du possible, vérifiez toujours vos sources et indiquez les à l’intention des autres généalogistes ; vous y gagnerez en sérieux et en crédibilité.

  • soyez prudent, voire méfiant : qui dit multiplication des données dit multiplication des erreurs, surtout lorsque les internautes copient des données les uns sur les autres en quelques clics, avant de les republier eux-mêmes.

  • malgré son étendue, on est loin d’y trouver ce que l’on voudrait y trouver, notamment en ce qui concerne la micro-histoire ou des individus ou familles, même nobles ayant vécu il y a plusieurs siècles. Il est donc important de considérer Internet pour ce que cela doit être : un simple outil, même s’il s’avère souvent très efficace. On a vite tendance à s’y enfermer avec paresse, ce ne sera jamais une solution définitive.


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MessageSujet: Re: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 10:51:51

Leçon n°9. Les particularités géographiques en généalogie

Lorsqu’on débute une généalogie, on ne sait pas où cela va nous mener, à moins que l’on sache déjà avoir des origines italiennes, polonaises, alsaciennes, niçoises, etc. Chaque région, chaque pays possède ses particularités, et il faudra bien connaître leur histoire avant de s’aventurer dans des recherches forcément différentes de celles que l’on à l’habitude de mener.

1 – En France

Paris :

S’il est rare d’avoir des ancêtres parisiens depuis la nuit des temps, il l’est beaucoup moins rare d’y retrouver, notamment au XIXe siècle, des ancêtres partis y tenter leur chance. La capitale de la France, de tout temps, a toujours attiré les provinciaux : bougnats d’Auvergne, maçons de la Creuse, Bretons émigrés en masse à la fin du XIXe siècle, étrangers, la ville a été fréquentée par des populations nombreuses et variées, certains migrants n’étant restés que quelques années, d’autres s’y étant installés sur plusieurs générations.
L’histoire de Paris est malheureusement marquée d’un drame humain dont les conséquences ont été lourdes pour les généalogistes : la Commune de Paris en 1871, gigantesque émeute de toute la ville protestant contre la défaite avouée du gouvernement Français face à la Prusse, à l’issue du conflit déclenché par Napoléon III en 1870. Mise à feu et à sang, avec une répression terrible, de nombreux bâtiments ont été détruits et parmi eux, l’Hôtel de Ville qui renfermait tous les registres d’état-civil, et le Palais de Justice qui contenait les doubles de ces mêmes registres.Malgré une reconstitution partielle lancée à grande échelle dans les années qui suivirent, et la sauvegarde de quelques registres, c’est à un problème majeur d’absence de sources que se heurtent les généalogistes.
Pas non plus de recensements à leur disposition, les premiers ayant eu lieu en 1906 du fait de la taille de la ville. Inutile d’évoquer les listes électorales à une époque ou le suffrage universel n’existait pas, et ce ne sont pas les registres matricules militaires qui peuvent offrir une solution.

C’est donc vers les archives notariales que le généalogiste va devoir se tourner très vite, dès avant 1860, et l’on imagine aisément le nombre de notaires qu’il pouvait y avoir à Paris. Tout l’art est de retrouver l’étude de notaire de la famille que l’on souhaite étudier.
Ensuite on peut facilement, soit directement demander l’acte, soit consulter le répertoire du notaire. Les actes les plus intéressants sont les inventaires après décès, les contrats de mariage et les partages.

Ces recherches devront se faire aux Archives Nationales.Pour plus d’informations, consultez GeneaWiki :
http://fr.geneawiki.com/index.php/Recherches_généalogiques à Paris

L’Alsace-Lorraine :

Territoire limitrophe de l’Allemagne, l’Alsace a changé de mains plusieurs fois au cours des époques. Conquise par Louis XIV qui en fera une région française, les archives paroissiales présentent peu de différences avec les autres régions, si ce n’est qu’elles sont établies en latin jusqu’à la Révolution.
Avec l’apparition de l’état civil, on retrouve des actes en Français… jusqu’à ce que la guerre de 1870 fasse passer l’Alsace et la Lorraine aux mains des Prussiens. A partir de ce moment, les actes sont donc en allemand, et bien souvent en allemand gothique manuscrit, une typographie difficile à appréhender pour les non-initiés.
Après 1918, l’Alsace redevient française, et il n’y a plus de difficultés particulières même si l’on peut encore trouver des actes en allemand rédigés pendant la seconde guerre mondiale, période pendant laquelle l’Alsace était en territoire annexé par le Reich.

Le Comté de Nice :

Le département actuel des Alpes-Maritimes a été créé une première fois à la Révolution pour une période qui a duré de 1793 à 1814. Ce département était auparavant à moitié Français, du côté de la rive Ouest du Var. Après la chute de Napoléon, la partie orientale du Comté de Nice est passée sous domination Sarde. C’est à la suite d’un plébiscite, en 1860, que le Comté de Nice se détache du Royaume de Sardaigne, que l’on nomme désormais royaume d’Italie.
Le Comté de Nice est rattaché au Var, et acquiert son nom définitif d’Alpes-Maritimes, repoussant au passage ses limites jusqu’à l’Esterel en intégrant le canton de Grasse, dans l’ancien Var. Les recherches dans la région présentent des difficultés non pas tant par le fait que les actes sont écrits en italien dans l’ancien Comté de Nice, mais surtout parce que, terre de migration, de nombreuses familles ont leurs racines en Italie, et que les recherches se trouvent vite bloquées.
 
2 – À l’étranger
La France a toujours été un pays au fort taux de migration, il n’est donc pas rare de rencontrer des ancêtres originaires de pays limitrophes ou plus lointains : aux frontières, on trouve de nombreux Espagnols dans le pays basque, de nombreux Italiens sur la Côte d’Azur, beaucoup de Belges dans le Nord, des Suisses en Franche-Comté et des Allemands en Alsace… mais aussi des Italiens marchands de soieries en Alsace, des Espagnols en Franche-Comté, ancienne terre espagnole et des personnes originaires de toute la Méditerranée dans les anciennes colonies Françaises, sans compter l’émigration plus récente avec l’afflux de Polonais ou de Portugais par exemple.

Et bien entendu, des cas particuliers innombrables et/ou improbables : le soldat espagnol capturé par Napoléon, le négociant russe installé en Picardie, le marin suédois qui fonde une famille en Normandie, l’artiste anglais attiré par Paris… tous, restés en France ou seulement l’un de leurs descendants.

Évoquer les recherches dans tous les pays du monde est impossible ici, nous nous bornerons donc à vous donner une série de liens utiles pour les pays principaux :

  • Belgique

  • Suisse

  • Italie

  • Espagne

  • Allemagne

  • Pologne

  • Algérie


Et pour une liste non exhaustive de ces pays et d’autres :
http://fr.geneawiki.com/index.php/Catégorie:Recherches à l’étranger

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MessageSujet: Re: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 10:52:39

Leçon n°10. Vos ancêtres et la religion

La France est, aujourd’hui, un pays laïque. Si toutes les religions y sont les bienvenues, la plus importante est le catholicisme, et c’est également le cas historiquement. Mais le généalogiste pourra très vite être confronté à des ancêtres protestants ou juifs, les deux religions probablement les plus représentées lorsqu’on remonte le fil du temps.

1 – Les protestants
Les réformés, ou calvinistes, constituent la majorité des protestants français, exception faite de l’Alsace. Cela ne gêne pas la recherche généalogique si l’on reste en France.
Les registres de baptême et de mariage protestants ont été créés en 1559 et les sépultures en 1584. Suite à la révocation de l’Édit de Nantes en 1685, les registres deviennent rares. Enfin, en 1787, un Édit de tolérance permet la rédaction d’un “état civil de rattrapage” et des registres sont tenus soit par les curés, soit par les greffes de justice.

Un cas fréquent peut se produire en cas de blocage inopiné des recherches entre la Révocation de l’édit de Nantes (1685) et l’édit de Tolérance (1787). En effet, pendant cette période (sauf en Alsace), les Protestants furent privés d’État-Civil, et le généalogiste ne fait pas tout de suite cette hypothèse : et si cet ancêtre, absent de tout registres, était protestant ?

Selon les communes on trouvera parfois des mentions d’abjurations, lors de mariages notamment. Les protestants vivant en général groupés dans les mêmes lieux (il y avait des communes intégrant une minorité plus ou moins large de protestants, d’autres étaient entièrement catholiques), ce type de mention peut mettre la puce à l’oreille.

Les difficultés sont accrues quand on sait qu’il y a eu une importante émigration dans toute l’Europe et un éclatement des patrimoines, rendant ainsi la recherche plus difficile.
Pour l’Alsace, on trouvera surtout des luthériens. On en trouve également dans la région de Montbéliard, qui dépendit longtemps du Bade Wurtemberg.

Les registres paroissiaux alsaciens, généralement luthériens, étaient tenus de la même façon que les registres catholiques ; en conséquence, ces registres sont généralement disponibles et se consultent comme des registres catholiques.


2 – Les juifs

Les déplacements constants du peuple juif au cours du temps par suite des persécutions et des expulsions, transforment parfois la recherche de ses ancêtres en un parcours du combattant. La diversité des pays d’origine nécessite, pour chacun d’eux, à chaque époque, de connaître l’histoire et les lois et leurs répercussions sur leurs habitants juifs.
En France, et avant la Révolution française, les Juifs formaient une communauté à part. On les trouvait majoritairement en Lorraine, en Alsace, à Avignon (les “juifs du pape”), dans le Sud-Ouest, en particulier à Bordeaux, Bayonne, Peyrehorade, et à Nice. En 1550, apparaissent les lettres de naturalité. Les registres de naissance, mariage, décès et circoncision apparaissent au cours du XVIIIe siècle.
Les documents qui concernent les Juifs sont souvent spécifiques. En France et dans beaucoup de pays d’Europe, l’établissement d’un état civil permet d’utiliser des sources communes à toutes les religions. Certaines autres, les documents religieux par exemple sont différentes : la tenue de registres n’était pas toujours obligatoire. Il n’y avait aucune loi pour les Juifs ressemblant par exemple à l’Ordonnance de Villers-Cotterets en France. Le contrat de mariage religieux ou Ketouba, appartenait à l’épouse et était une garantie pour elle. Dans de nombreux cas, aucun dépôt officiel n’était obligatoire.
Cependant, de nombreux recensements ont eu lieu, la plupart concernant les chefs de famille. Ces recensements étaient nécessaires toujours pour taxer les Juifs, pour contrôler et limiter leur présence sur les différents territoires où ils devaient acheter le droit de vivre et de travailler dans les rares professions qu’ils étaient autorisés à pratiquer : le commerce d’objets usagés, le prêt d’argent (à ceux qui avaient le plus de risque de ne pas pouvoir rembourser), et celui des chevaux et bestiaux. Nous conseillons aux lecteurs de se reporter au guide de recherches sur les familles juives en France, par Gildas Bernard, publié aux Archives Nationales.

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MessageSujet: Re: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 10:59:10

Leçon n°11. Finaliser une recherche généalogique

Parler d’une fin de recherche généalogique est une aberration, mais tous les généalogistes seront confrontés, à un moment ou à un autre, au besoin de "mettre en forme" le résultat de leurs recherches...

Publier un arbre sur Geneanet par exemple, est évidemment une très bonne chose, mais la recherche généalogique n’aura pris tout son sens que lorsqu’elle aura été publiée sous une forme susceptible d’évoquer précisément la vie de vos ancêtres, que tout un chacun pourra lire et comprendre : une notice biographique, plus ou moins longue, mais dans tous les cas rédigée par vos soins.
1 – De quoi parler ?
Il n’y a aucune règle en la matière : vous pourrez choisir de présenter une branche patronymique complète, évoquer la vie d’un individu déterminé, raconter l’histoire d’une famille sur trois générations, parler d’un village entier, faire l’histoire d’une maison… tout est permis !

2 – Comment faire ?

C’est probablement la partie la plus difficile d’une généalogie, car elle fait appel à votre capacité rédactionnelle, et il s’agit bien évidemment d’un tout autre domaine que celui de la généalogie. 
Vous pouvez choisir de faire un site web personnel, d’animer un blog (on en trouve de nombreux gratuits sur le web), d’imprimer une notice, de créer un CD-ROM… ou créer un livre http://genopresse.com/livres-de-genealogie/livre-de-famille.html

Le choix des illustrations est évidemment fondamental, et s’il est simple sur Internet de republier des images glanées de ci-de là (attention aux droits d’auteur), cela est plus difficile si vous voulez éditer une monographie familiale sur papier : l’image doit être compatible avec les impératifs d’impression, et cette impression a également un coût en papier, encre, voire frais d’imprimerie pour ceux qui veulent un travail professionnel.


3 – Les mise-à-jour

Lorsqu’une généalogie a été publiée, que vous avez raconté l’histoire de votre famille, pensez aux futures mises-à-jour !
Rien de plus frustrant que d’investir dans une publication papier et, une fois le produit fini distribué aux membres de sa famille, tomber sur un élément généalogique crucial qui rend instantanément obsolète vos écrits. Avec la publication sur Internet, ce problème est facilement résoluble alors qu’il l’est moins sur papier. Il faut donc bien peser les tenants et les aboutissants avant de faire votre choix de publication : sur quel support, et à quel moment de vos recherches.

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MessageSujet: Re: Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer    Mer 13 Jan - 11:07:21

Ces articles viennent du site généanet dont voici le lien de la page http://www.geneanet.org/blog/post/2016/01/debutez-en-genealogie-geneanet-guide?utm_source=geneanet&utm_medium=e-mail&utm_campaign=BTQ_lettre-hebdo-a16s02

Merci à eux pour ces leçons qui résument parfaitement les premières démarches dans nos recherches généalogiques.

Bonnes recherches à tous  lol!

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Pour les débutants quelques conseils via généanet pour commencer

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